Je galérais depuis des années avec mes cheveux gras : ce changement radical a tout changé pour moi

Par Julie Perrin - Publié le

Pendant des années, j’ai cru que mon shampoing liquide était irremplaçable, jusqu’au jour où mon cuir chevelu et ma poubelle m’ont envoyé un signal d’alarme. Ce déclic m’a menée au shampoing solide… et à une routine capillaire que je n’avais pas prévue.

Je galérais depuis des années avec mes cheveux gras : ce changement radical a tout changé pour moi

Pendant longtemps, j’ai juré fidélité à mon shampoing liquide préféré : une odeur gourmande, une mousse généreuse et la promesse de cheveux brillants à chaque douche. Les flacons s’alignaient sur le rebord de la baignoire, presque rassurants. Sauf que, derrière ce confort, je voyais mon cuir chevelu regraisser à toute vitesse et ma poubelle se remplir de plastique. À un moment, j’ai commencé à me demander si ce rituel méritait vraiment toute cette loyauté.

Autour de moi, les discussions sur la salle de bain zéro déchet se multipliaient, entre copines qui passaient au savon saponifié à froid et blogs qui vantaient la cosmétique solide. Je n’avais aucune envie de me lancer dans le mouvement no poo, trop radical pour moi, mais l’idée d’un produit plus simple me trottait en tête. C’est là que j’ai croisé la route du shampoing solide et que tout a changé.

Pourquoi mon shampoing liquide a fini par me poser problème

Avec le recul, mon ancien shampoing liquide cochait surtout les cases marketing. La liste INCI débordait de silicones, de tensioactifs sulfatés et d’ingrédients suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Quand j’ai scanné mes bouteilles avec Yuka et INCI Beauty, les notes moyennes m’ont franchement refroidie. Mes cheveux semblaient propres, mais ils s’alourdissaient, regraissaient vite et j’avais l’impression de devoir les laver toujours plus souvent.

Et puis il y avait tout ce plastique à usage unique. Chaque flacon contenait surtout de l’eau, environ 80 %, que l’on transporte pour rien, avec à la clé des conservateurs supplémentaires. Pour quelques semaines d’utilisation, je me retrouvais avec une bouteille à jeter, alors qu’en France seule environ 1 bouteille d’eau sur 2 est vraiment recyclée. Car au fond, ce n’était pas exactement l’idée que je me faisais d’une salle de bain responsable.

Ce que le shampoing solide a changé dans ma routine

Le premier shampoing solide que j’ai essayé se présentait comme un simple galet coloré. Pas de flacon, pas d’eau dans la formule, mais des agents lavants doux dérivés du végétal, des beurres et des huiles nourrissantes. Dans cette logique de slow cosmétique, la formule était courte, sans silicones ni sulfates agressifs et avec beaucoup moins de conservateurs. Très vite, mon cuir chevelu a arrêté de tirailler et j’ai pu espacer les lavages.

On lit souvent qu’un pain de 60 à 100 g peut assurer 60 à 80 lavages, soit l’équivalent de 2 à 3 flacons de 250 ml si on le laisse bien sécher entre deux douches. Des tests consommateurs nuancent un peu : sur 13 shampoings solides étudiés, seuls 5 dépassaient vraiment un flacon, aucun n’atteignait 2, avec un coût moyen d’environ 0,16 € par lavage et parfois jusqu’à 4 fois plus cher que la version liquide. Ce qui m’a convaincue, ce sont surtout ces atouts concrets :

  • beaucoup moins de plastique à usage unique dans ma salle de bain ;
  • un produit compact, pratique à glisser en voyage ou en cabine avion ;
  • une composition que je comprends enfin.

Réussir sa transition vers le shampoing solide sans panique

Le passage au shampoing solide n’a pas été magique dès le premier lavage. Pendant une à trois semaines, parfois jusqu’à un ou deux mois selon les personnes, les cheveux peuvent paraître plus gras ou plus rêches, surtout après des années de silicones. Dans mon cas, j’ai dû apprendre à moins doser, à bien faire mousser le galet sur les racines seulement, puis à rincer longtemps. Un rinçage au vinaigre et un peu d’après shampoing sur les longueurs ont aidé à passer ce cap sans regrets.

Pour éviter de revenir en catastrophe au shampoing liquide, j’ai choisi un galet adapté à mes besoins : formule non surgras et argiles purifiantes pour mes racines qui regraissent vite. Certaines préfèrent alterner liquide et solide au début, d’autres coupent net ; à chacune sa méthode. Ce qui m’a décidée à ne plus regarder en arrière, c’est ce combo très simple : une salle de bain presque zéro déchet, un seul produit qui suit partout et des cheveux qui se portent mieux, sans changer toute ma vie capillaire.

Le shampoing solide mousse-t-il autant qu’un shampoing liquide ?

Oui, à condition de choisir un produit avec des tensioactifs doux mais efficaces et de bien le faire mousser sur cheveux très mouillés. La mousse est souvent moins abondante, mais le lavage reste tout aussi performant.

Le shampoing solide convient-il aux cheveux colorés ou bouclés ?

Oui, il suffit de viser des formules riches en huiles et beurres végétaux, plutôt surgras, sans sulfates agressifs. Les cheveux colorés ou bouclés apprécient particulièrement ces textures plus nourrissantes.

Comment conserver un shampoing solide pour qu’il dure plus longtemps ?

Après chaque utilisation, laissez-le sécher sur un porte-savon ajouré, à l’abri des éclaboussures. Pour le transport, une boîte rigide et bien ventilée évite qu’il ne fonde au fond de la trousse.

En bref

  • Entre fidélité au shampoing liquide, cuir chevelu qui regraisse et accumulation de flacons, l’auteure raconte ce qui l’a poussée vers une salle de bain plus zéro déchet.
  • Elle détaille comment le shampoing solide a transformé sa routine, avec une composition plus clean, moins de plastique, une transition de quelques semaines et quelques limites à connaître.
  • Avant de dire adieu au shampoing liquide, elle partage conseils pratiques, astuces de conservation et réponses aux questions fréquentes pour réussir ce changement en douceur.
À propos de l'auteur
Julie Perrin
Julie Perrin

Je teste chaque mois des dizaines de produits mode, beauté, décoration et lifestyle : soins, maquillage, vêtements, accessoires, objets déco, appareils et nouveautés du quotidien. Je prends le temps de comparer, de les utiliser sur la durée et d’analyser les résultats pour comprendre ce qui fonctionne vraiment - selon le type de peau, la morphologie, l’usage ou l’intérieur, et dans quelles conditions. Je partage des avis clairs, honnêtes et utiles, pour aider à faire les bons choix et éviter les achats déceptifs.

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