Jardin : ces 5 plantes qu’un horticulteur conseille d’arracher dès maintenant… et les 12 qu’il faut absolument épargner
Entre herbes vraiment envahissantes et mauvaises herbes à garder, le tri n’est pas si simple. Un horticulteur dévoile cinq plantes à éliminer sans pitié et douze alliées discrètes qui peuvent transformer l’entretien de votre jardin.
Beaucoup de jardiniers hésitent entre pelouse impeccable et coin sauvage : que garder, que jeter sans regret ? Un sol totalement « propre » demande des heures de désherbage et appauvrit souvent la faune du jardin.
Or certaines plantes posent de vrais problèmes, jusqu’à endommager les bâtiments, quand d’autres rendent service. Des experts comme l’horticulteur britannique Guy Barter proposent un tri clair entre espèces à éliminer et mauvaises herbes à garder.
Pourquoi toutes les mauvaises herbes ne se valent pas
On appelle souvent « mauvaises herbes » tout ce qui s’invite sans autorisation dans les massifs, de l’ortie au pissenlit.
Pourtant certaines couvrent le sol et nourrissent les insectes. Dans un contexte où 75 % des Français souhaitent aujourd’hui un jardin plus simple à entretenir, le désherbage sélectif devient une vraie stratégie.
5 plantes de jardin problématiques à éliminer
Pour lui, deux bulbeuses sont à bannir d’emblée : Allium triquetrum, ou ail à trois angles, et Allium vineale, l’ail des vignes. A leur sujet, il prévient qu’elles « sont extraordinairement difficiles à déloger car elles laissent de petits bulbilles derrière elles lorsqu’on les arrache« , a expliqué Guy Barter à HuffPost UK. « Idéalement, ne les laissez jamais s’installer au départ. » Ces alliums peuvent étouffer les fleurs sauvages locales ; mieux vaut arracher les bulbes dès les premières touffes et couvrir la zone.
Sur la même liste noire, Guy Barter place le liseron (bindweed), l’égopode podagraire (ground elder) et le chiendent (couch grass). « De manière générale, les jardiniers auraient tort de laisser des mauvaises herbes envahissantes comme le liseron, l’égopode et le chiendent se débrouiller toutes seules« , a-t-il indiqué. « Non seulement elles sont très envahissantes, mais elles sont aussi difficiles à déloger. » Leurs racines profondes et rhizomes se faufilent partout ; pour limiter les dégâts, il recommande d’arracher patiemment à la fourche-bêche, d’enterrer des barrières d’au moins 45 cm et d’occulter durablement les zones fortement infestées.
12 mauvaises herbes à garder et vivaces alliées
Certaines plantes que l’on arrache par réflexe devraient au contraire rester en place, comme le pissenlit qui nourrit plus de 50 insectes de mars à octobre. Le thym tapissant (Thymus serpyllum) couvre le sol entre les dalles : « Le thym travaille toute l’année à combler les fissures entre les dalles et les murets qui s’érodent« , raconte la responsable horticole Lauren Carvalho. « Souvent persistant, étouffant les mauvaises herbes et parfumant parfois délicatement l’air quand on marche dessus, ce sont les héros ingrats de mon jardin.«
Autour, on peut installer des couvre-sols et vivaces généreuses : helxine, vergerette, véronique de Virginie, Amsonia ou faux indigo, très appréciés des pollinisateurs. Côté vivaces, les paysagistes privilégient pivoines, iris, Népéta et Coreopsis, capables de vivre 30 à 50 ans sans gros entretien. Blythe Yost les décrit comme « un investissement à très long terme ». Bien implantées, ces vivaces sans entretien consomment jusqu’à 40 % d’eau en moins que des annuelles et concurrencent les vraies mauvaises herbes, tout en offrant nectar et refuges aux insectes.
Questions fréquentes sur les mauvaises herbes à garder
Quelles herbes éliminer absolument ?
Liseron, égopode, chiendent, Allium triquetrum et Allium vineale doivent être arrachés rapidement.
Quelles mauvaises herbes garder au jardin ?
Pissenlit, thym tapissant, vergerette et véronique nourrissent les pollinisateurs et couvrent le sol.
Quelles vivaces sans entretien privilégier ?
Pivoines, iris, Népéta, Coreopsis et Amsonia vivent longtemps et réduisent désherbage et arrosage.
Sources
En bref
- Entre pelouse impeccable et coin sauvage, des horticulteurs comme Guy Barter expliquent comment les jardiniers peuvent mieux trier les plantes spontanées du jardin.
- Cinq espèces vraiment problématiques, dont liseron, égopode, chiendent et alliums invasifs, sont à arracher avec méthode pour éviter qu’elles ne colonisent tout l’espace.
- En parallèle, douze mauvaises herbes à garder et vivaces sans entretien, du pissenlit aux pivoines, promettent moins de désherbage, plus de biodiversité et un jardin durable.