J'ai testé la manucure russe : voici pourquoi je ne pourrai plus jamais revenir en arrière
Sur Instagram, la manucure russe promet des ongles parfaits pendant un mois, mais aussi des cuticules malmenées. Entre tenue record et appréhension, mon premier rendez-vous a tout changé.
Un soir, en faisant défiler mes reels, je voyais partout ces ongles brillants annoncés comme issus d’une manucure russe. Moi qui sortais de rendez-vous express toutes les deux semaines, j’ai fini par réserver sans imaginer l’effet que ça aurait sur ma routine.
Cette technique née en Europe de l’Est repose sur une préparation à sec très méticuleuse de l’ongle, inspirée des soins podologiques de précision. Pas de trempage : on travaille avec une ponceuse électrique et des embouts dédiés pour retirer uniquement les tissus non vivants. De quoi fasciner, mais aussi inquiéter un peu.
Manucure russe : mes ongles avant et mes a priori
Avant, mes vernis semi-permanents tenaient entre 14 et 21 jours : au bout de deux semaines, la repousse se voyait, les coins s’écaillaient. La promesse de la manucure russe parlait de 4 à 5 semaines de tenue et d’un contour net comme retouché. J’avais aussi lu des mises en garde sur les risques pour les cuticules.
J’ai donc choisi un salon qui affichait clairement une formation spécifique à cette technique. Avant de commencer, la prothésiste m’a expliqué la différence entre la cuticule, qui protège, et l’éponychium, cette fine peau morte qu’elle allait retirer avec des gestes millimétrés. Ça m’a rassurée, sans faire disparaître tout le stress.
Une séance de manucure russe, vue de l’intérieur
La séance a duré environ 1h30. Elle a repoussé les cuticules à sec, puis sorti la ponceuse. Avec un embout dit « flamme » tournant entre 15 000 et 20 000 tours/minute, elle a décollé les peaux mortes autour de chaque ongle, avant de lisser avec un embout « boule ». Je n’ai ressenti ni brûlure ni douleur.
Ensuite, elle a appliqué une base technique de type Rubber Base, plus épaisse et flexible, en créant un mini bombé, l’apex, pour renforcer les ongles. La couleur a été posée sous le repli proximal, puis scellée par un top coat brillant annoncé pour quatre semaines. Rien à voir avec une prestation « fast » en 30 minutes.
Cinq semaines après : pourquoi je ne regarde plus en arrière
Le vrai test a été le temps. Là où mes manucures classiques lâchaient après trois semaines, celle-ci a tenu entre 28 et 35 jours sans éclats visibles. La repousse se voyait moins car la couleur partait de très haut sous la cuticule. Même à la quatrième semaine, mes mains donnaient encore l’impression de sortir d’un shooting photo.
Mes ongles ont aussi semblé plus costauds : le bombé en Rubber Base a absorbé les petits chocs du quotidien, aucune casse malgré le clavier et le ménage. Je réfléchis donc avant de revenir à une pose classique. Le seul bémol reste le prix, autour de 50 à 80 € selon les salons, et la nécessité de trouver une vraie experte formée plutôt que de se fier seulement aux photos Instagram.
Combien de temps tient une manucure russe ?
Sur moi, la tenue a été d’environ 28 à 35 jours, contre 14 à 21 jours avant.
La manucure russe abîme-t-elle les ongles ?
Réalisée à sec par une pro formée, je n’ai pas vu d’ongles plus fins ou douloureux.
Quel budget prévoir pour une manucure russe ?
Selon les salons, j’ai payé entre 50 et 80 € pour une pose avec semi-permanent.
En bref
- À Paris, une habituée des manucures express raconte son premier rendez-vous d’1h30 dédié à la manucure russe et à la préparation à sec des ongles.
- Elle détaille le protocole à la ponceuse, le bombé en Rubber Base et la pose sous cuticule, puis compare la tenue obtenue, de 28 à 35 jours, à ses anciennes poses.
- Entre prix plus élevé, rendu ultra net et risques en cas de mauvaise pratique, son expérience explique pourquoi elle hésite désormais à revenir au classique.