Ce shampoing sec K18 promet 3 jours de racines propres : je l’ai testé et voici ce que vous devez vraiment savoir
Présenté comme une petite révolution capillaire, le shampoing sec K18 AirWash promet 3 jours de fraîcheur sans aérosol ni voile blanc. Entre biotechnologie séduisante et marketing ambitieux, que vaut vraiment cette brume pour les cuirs chevelus gras ?
Entre deux shampoings, le geste réflexe reste souvent le spray sec en aérosol, pratique mais parfois irritant, qui laisse un voile blanc et un cuir chevelu qui gratte. Dans ce paysage déjà bien rempli, le shampoing sec K18 AirWash promet un tout autre scénario, en misant sur la biotechnologie plutôt que sur la simple poudre d’amidon. Une approche qui intrigue.
La marque K18, lancée en 2020 et déjà connue pour son peptide réparateur, transpose ici son discours « high-tech » au soin entre deux lavages. AirWash se présente comme une brume liquide sans aérosol, à pulvériser directement sur les racines pour absorber l’excès de sébum et neutraliser les odeurs pendant plusieurs jours. Reste à voir si cette promesse tient vraiment du tournant capillaire, ou surtout du storytelling.
Ce qui distingue le shampoing sec K18 AirWash des versions classiques
AirWash s’éloigne des formats poudrés qui peuvent étouffer le cuir chevelu. Sa formule repose sur des microbilles translucides de silice destinées à absorber le sébum sans dessécher ni laisser de traces. Les fiches produit mettent en avant un fini naturel, sans effet carton ni texture alourdissante, avec la sensation de cheveux « comme fraîchement lavés ». Des microalgues méditerranéennes Tetraselmis Suecica issues de la biotechnologie sont ajoutées pour aider à équilibrer la production de sébum au fil du temps.
L’application demande un peu de méthode, car la brume peut sembler légèrement humide au départ. Les conseils d’utilisation sont clairs :
- bien agiter le flacon,
- vaporiser à 10 à 15 cm du cuir chevelu par sections,
- commencer avec 1 spray par zone (jusqu’à 3 selon l’épaisseur),
- masser puis brosser pour répartir et décoller les racines.
Biotechnologie, odorBIND et chiffres : ce que revendique K18
Le cœur du discours de la marque repose sur le fameux peptide maison. K18 décrit ainsi son ingrédient star : « Développé par biotechnologie, K18 PEPTIDE™ est optimisé pour la biologie humaine et s’adapte de manière unique à la structure kératinique du cheveu, reconnectant les zones endommagées au niveau moléculaire. » Cette phrase, rapportée par le blog Kleo Beauté, donne le ton : très technique, presque clinique.
Pour AirWash, K18 met surtout en avant la technologie brevetée odorBIND chargée de cibler les odeurs. La marque affirme : « La dernière technologie d’ingrédients brevetée de K18, odorBIND™, révolutionne ce qui est possible en matière de ciblage et d’élimination des odeurs. Grâce à la biotechnologie et à la biologie synthétique, les bioscientifiques de K18 ont utilisé des bases de données ADN pour trouver et imiter les systèmes olfactifs (notre odorat) les plus puissants dans la nature. odorBIND™ tire parti de cette compréhension de la nature et de la biologie pour reconnaître, capturer et éliminer de manière unique les mauvaises odeurs, en les rendant indétectables et en les remplaçant par une senteur subtile. Cette molécule à libération intelligente est végétalienne et exempte d’animaux. Vous la trouverez dans AirWash™, la réinvention du shampooing sec. »
Shampoing sec K18 AirWash : révolution pour qui, exactement ?
Les tests internes cités par la marque parlent d’une action continue jusqu’à 3 jours après une seule application sur cheveux non lavés depuis 4 jours, avec réduction du sébum et des odeurs mesurées sur 30 personnes. Dans un autre test consommateur de 4 semaines sur 30 sujets, K18 indique que les utilisatrices ont pu gagner en moyenne 3 jours entre deux lavages par rapport à leur shampoing sec habituel, et que « 100 % des utilisateurs s’accordent à dire que les cheveux et le cuir chevelu sont en meilleure santé. » Ces données restent internes, mais donnent une idée du positionnement.
Côté formulation, AirWash associe Water (Aqua), Alcohol Denat., Silica, extrait de Tetraselmis Suecica, dérivés d’acide hyaluronique et parfum. Le blog Kleo Beauté, qui a passé la communication de K18 au crible, estime que la marque use parfois d’un vocabulaire trop complexe, allant jusqu’à commenter que la phrase « optimisé par la biologie humaine » revient à « faire brasser de l’air ». Entre promesse de neutralisation d’odeurs et présence importante d’alcool, ce shampoing sec biotechnologique apparaît surtout comme une option très ciblée pour cuir chevelu gras, sportive ou adepte de brushing longue durée, plus que comme une solution universelle.
Le shampoing sec K18 AirWash convient-il à tous les types de cheveux ?
AirWash est présenté comme adapté à toutes les textures, mais son format alcoolisé vise surtout les racines grasses ou les usages intensifs (sport, coiffures prolongées).
Combien de temps le shampoing sec K18 AirWash peut-il espacer les lavages ?
Selon les tests consommateurs de K18 sur 30 personnes, les utilisatrices déclarent en moyenne 3 jours supplémentaires entre deux lavages par rapport à leur shampoing sec habituel.
Le shampoing sec K18 AirWash est-il bien sans aérosol ?
Oui, AirWash se présente comme une brume liquide sans aérosol, à la formule concentrée, pensée pour limiter les résidus visibles et la sensation de cheveux chargés en poudre.
Le shampoing sec K18 AirWash est-il vegan ?
La marque décrit AirWash comme vegan, sans ingrédient d’origine animale, en cohérence avec la mention « Vegan : Des produits sans ingrédient d’origine animale » visible sur ses fiches produit.
En bref
- Lancé par K18 Biomimetic Hairscience, le shampoing sec K18 AirWash se présente comme une brume liquide sans aérosol pensée pour les cuirs chevelus gras.
- Sa technologie brevetée odorBIND™, associée aux microbilles translucides de silice et aux microalgues méditerranéennes Tetraselmis Suecica, revendique 3 jours de réduction du sébum et des odeurs.
- Entre biotechnologie mise en avant, études internes limitées et prix élevé, l’article interroge pour quels profils ce shampoing sec constitue réellement une révolution.