Pousse des cheveux : l’huile de ricin est partout… mais les études révèlent un effet bien différent de ce qu’on pense
Star des réseaux et des recettes de grand-mère, l’huile de ricin pour la pousse des cheveux promet des miracles capillaires. Mais que montrent vraiment les études quand on traque les centimètres gagnés, la casse et la calvitie ?
Dans les recettes de grand-mère comme sur les blogs beauté, l’huile de ricin est devenue la star des routines capillaires : elle promet des cheveux qui poussent plus vite, plus forts, plus denses. Son image d’huile miracle pour la pousse des cheveux résiste-t-elle aux études scientifiques ?
Les textes anciens évoquent déjà le ricin, utilisé en Égypte ou en Inde pour fortifier la chevelure, et des soins actuels s’appuient sur cette longue tradition. Des travaux récents se sont penchés sur sa composition et ses effets, mais leurs conclusions restent nuancées.
Huile de ricin : des usages anciens à la pousse des cheveux
L’huile est extraite des graines du Ricinus communis, une plante tropicale originaire d’Afrique de l’Est. Les graines, non comestibles, renferment 30 à 50 % d’huile obtenue par pression mécanique, idéalement à froid.
Sa particularité vient de l’acide ricinoléique, un acide gras qui représente environ 80 à plus de 90 % de l’huile. Il lui donne des propriétés hydratantes, anti-inflammatoires, antibactériennes et antifongiques, et forme un film qui limite déshydratation et casse.
Ce que la science dit sur l’huile de ricin et les cheveux
Plusieurs auteurs rappellent qu’il existe peu d’études scientifiques sur la capacité de l’huile de ricin à accélérer directement la pousse, malgré sa réputation mondiale. D’autres recensent aussi des travaux montrant une amélioration de la densité capillaire et de la croissance des follicules après application locale.
Des synthèses scientifiques évoquent un possible rôle de l’acide ricinoléique : il stimulerait la prostaglandine PGE2, liée à la croissance des phanères, et pourrait bloquer la prostaglandine D2, impliquée dans la miniaturisation des follicules. Parallèlement, l’huile protège la fibre, réduit la casse et assainit le cuir chevelu.
Bien utiliser l’huile de ricin pour la pousse des cheveux
Les recommandations mettent en avant une huile de ricin pure, extraite à froid, légèrement tiédie entre les mains. Sa texture épaisse conduit souvent à la mélanger à une huile plus légère, puis à masser doucement le cuir chevelu une à deux fois par semaine avant le shampoing.
Appliquée raie par raie sur le cuir chevelu, puis éventuellement sur les longueurs, l’huile convient surtout aux cheveux épais, bouclés, frisés ou crépus, où elle limite la casse. Les conseils parlent de laisser poser quelques heures ou toute la nuit, en évitant tout usage interne, en testant d’abord sur une petite zone de peau et en rinçant soigneusement pour prévenir les résidus.
L’huile de ricin fait-elle vraiment pousser les cheveux plus vite ?
Les sources soulignent que les preuves directes restent limitées. Certaines études décrivent une meilleure densité et une croissance des follicules, d’autres insistent surtout sur la réduction de la casse.
Comment utiliser l’huile de ricin pour favoriser la pousse des cheveux ?
La pratique la plus courante est un mélange d’huile de ricin et d’une huile plus fluide, appliqué en massage du cuir chevelu une à deux fois par semaine avant le shampoing.
L’huile de ricin peut-elle agir sur la calvitie ?
Des études mentionnent un effet possible de l’acide ricinoléique sur des molécules impliquées dans la miniaturisation des follicules, mais leur nombre reste réduit ; l’huile apparaît surtout comme un support naturel complémentaire des traitements médicaux.
En bref
- Originaire du Ricinus communis, l’huile de ricin s’est imposée comme remède traditionnel pour la chevelure, bien avant son succès sur les réseaux sociaux.
- Les données disponibles montrent peu de preuves d’une pousse accélérée, mais confirment un effet protecteur sur la fibre capillaire et une réduction de la casse.
- Un protocole précis, adapté à chaque type de cheveux et encadré par quelques précautions, permet toutefois d’en tirer le meilleur sans céder au mythe.