Ce geste avec votre parfum inquiète les médecins : il fragilise cette zone du corps et pourrait dérégler vos hormones
Chaque matin, vous vaporisez votre parfum dans le cou sans y penser, sur une peau fine et bombardée d’UV. Allergies, taches brunes, substances suspectes : les experts expliquent pourquoi ce geste n’est pas si innocent.
Deux pschitts sous l’oreille, la tête penchée, et la journée commence. Pourtant, des spécialistes alertent désormais : ce nuage quand on vaporise son parfum dans le cou n’est pas si anodin.
Sur les réseaux sociaux, on parle de thyroïde perturbée, d’hormones, de « toxines » aspirées par la peau du cou. Les experts confirment certains risques, mais ils concernent surtout la peau, les taches pigmentaires et la composition du parfum.
Pourquoi le cou réagit mal aux parfums
Si l’on adore parfumer le cou, c’est parce que la peau y est chaude et proche du visage. Mais elle est aussi plus fine, plus perméable et presque toujours exposée à la lumière du jour.
Dans ces conditions, les molécules parfumées réagissent davantage. Les dermatologues voient apparaître une dermite des parfums : taches brunes là où le parfum a été déposé, après exposition aux UV. Essence de bergamote, huiles essentielles de citron ou de lavande font partie des substances en cause.
Parfum, cou et thyroïde : l’avis des médecins
La dermatologue Erum Ilyas rappelle que le parfum ne va pas directement vers la glande thyroïde : « L’affirmation selon laquelle la thyroïde absorbe directement les substances chimiques des produits appliqués dans le cou n’est pas exacte d’un point de vue anatomique », explique-t-elle, avant d’ajouter « La peau du cou est séparée de la thyroïde par de multiples couches de tissus, y compris des muscles ; il n’y a pas de voie directe entre la surface de la peau et la glande thyroïde », citée par GQ.
Le vrai sujet, c’est le cocktail appliqué toujours au même endroit. Les parfums contiennent jusqu’à 80 % d’alcool et une vingtaine d’allergènes en moyenne. Sur cette peau fine, « Si un premier contact peut ne pas provoquer de réaction, une vaporisation régulière peut, avec le temps, provoquer une sensibilisation et, à terme, une dermatite allergique de contact », explique la dermatologue Jody Levine. Vaporiser près du visage augmente aussi l’inhalation.
Les bons gestes pour se parfumer sans risque majeur
Sur le plan hormonal, la vigilance concerne certains ingrédients classés ou suspectés comme perturbateurs endocriniens. Des parfums contiennent des phtalates, du BHT ou des muscs synthétiques. « Les études scientifiques montrent que de nombreux phtalates sont des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils peuvent interférer avec les hormones présentes dans l’organisme », explique la pharmacologue Andrea Gore.
Pas besoin d’abandonner sa signature olfactive. Les spécialistes conseillent plutôt de viser les vêtements ou des zones moins fines et moins exposées comme le pli du coude ou l’arrière des genoux. Les cheveux, la nuque et les pointes captent bien les odeurs. En revanche, on évite de parfumer le cou ou le décolleté avant le soleil, on ne frotte pas les poignets et l’on lit la liste d’ingrédients.
Foire aux questions sur vaporiser son parfum dans le cou
Mettre du parfum dans le cou est-il risqué ?
Oui, vaporiser du parfum sur le cou augmente les risques de taches brunes, d’irritations et d’eczéma.
Quelles zones parfumer plutôt que le cou ?
Il vaut mieux parfumer vêtements, pli du coude, arrière des genoux, nuque ou pointes.
Quel lien entre parfums et perturbateurs endocriniens ?
Certains parfums contiennent des phtalates, du BHT ou des muscs synthétiques suspectés d’interférer avec les hormones.
En bref
- Entre vidéos virales et alertes de dermatologues, la question des risques à vaporiser son parfum dans le cou s’impose dans les routines beauté.
- Peau du cou fragile, alcool, allergènes, soleil et perturbateurs endocriniens se combinent pour favoriser taches brunes, irritations et sensibilisation.
- Zones alternatives, ingrédients à surveiller et bons gestes permettent pourtant de continuer à se parfumer en limitant l’impact sur la peau et la santé.