Faut-il vraiment craquer pour la Kobo couleur ? Notre avis si vous avez déjà une liseuse !
Entre contraste en retrait, prix en hausse et promesse de BD en couleur, la Kobo Libra Colour fait hésiter plus d’un lecteur déjà équipé. Voici ce qui change concrètement quand on quitte une liseuse noir et blanc pour ce modèle couleur.
Une liseuse qui affiche enfin vos BD en couleur, sans renoncer au confort des écrans E Ink : la promesse de la Kobo Libra Colour fait forcément envie quand on lit beaucoup. Surtout si vous possédez déjà une Kobo Libra 2 ou une autre liseuse récente en noir et blanc. La vraie question est ailleurs.
Au cœur de ce dilemme, il y a la technologie signée E Ink Corporation. La Libra 2 utilise un écran E Ink Carta 1200 très contrasté, quand la Libra Colour passe à l’E Ink Kaleido 3, qui ajoute un filtre coloré au-dessus de la dalle noir et blanc. Résultat : les chiffres restent flatteurs sur le papier, mais l’expérience change nettement.
Kobo Libra Colour vs Kobo Libra 2 : ce que change vraiment l’écran couleur
Sur les deux modèles, le texte noir et blanc est affiché à 300 ppp, le fameux niveau « imprimé papier ». Avec l’écran Kaleido 3, la Kobo Libra Colour garde cette finesse pour le texte, mais tout ce qui est couleur descend à 150 ppp, avec 4096 teintes. Les lettres restent nettes, alors que les aplats colorés paraissent plus doux, presque granuleux, et le fond de page devient légèrement plus gris que sur une Libra 2.
Pour suivre, Rakuten Kobo a intégré un processeur dual core à 2 GHz, 32 Go de stockage, le Bluetooth pour les livres audio et une étanchéité IPX8 (jusqu’à 2 mètres pendant 60 minutes). La Libra Colour tourne donc vite et reste légère, autour de 200 g. Mais face à une Libra 2, la vraie différence se joue surtout sur la couleur, la compatibilité avec le stylet Kobo Stylus 2 et ce contraste un peu en retrait.
Kobo Libra Colour avis : à qui l’upgrade parle vraiment ?
Vendue environ 229,99 €, à quoi il faut souvent ajouter le Kobo Stylus 2 à 69,99 €, la Libra Colour n’est pas un simple caprice. Son intérêt dépend très directement de votre manière de lire :
- Vous lisez presque uniquement des romans ou des essais en texte noir : la résolution de 300 ppp d’une Libra 2 ou d’une autre liseuse Carta 1200 reste plus confortable, la couleur n’apporte presque rien.
- Vous enchaînez BD, comics, magazines : malgré les 150 ppp en couleur et l’écran 7 pouces un peu petit, retrouver les codes couleur d’origine change clairement la lecture.
- Vous annotez beaucoup de PDF pour le travail ou les études : stylet, surlignage coloré et dossiers synchronisés dans le cloud deviennent de vrais outils, pas un gadget.
- Vous êtes obsédé par la blancheur et le contraste : le filtre couleur Kaleido 3 assombrit légèrement la page, une liseuse noir et blanc restera plus flatteuse.
Pour les contenus riches en schémas, cartes ou présentations, la Libra Colour prend tout son sens, surtout avec la prise de notes manuscrites. Pour une simple envie de nouveauté quand on lit essentiellement des poches en noir et blanc, le gain paraît bien plus limité par rapport à une Libra 2 déjà en main.
Kobo Libra Colour et E Ink : confort des yeux et pièges à éviter
Les écrans E Ink restent un allié sérieux pour la fatigue visuelle : ils réfléchissent la lumière au lieu de l’émettre. E Ink met en avant une étude de la Harvard School of Public Health montrant que ses dalles avec éclairage ComfortGaze peuvent être jusqu’à trois fois moins agressives pour les yeux qu’un LCD. La Libra Colour propose un éclairage frontal réglable de type ComfortLight PRO et une autonomie de plusieurs semaines, jusqu’à environ quarante jours dans des conditions idéales.
Le piège, pour beaucoup d’acheteurs, consiste à comparer la Libra Colour à un iPad. La technologie E Ink n’a jamais été pensée pour des couleurs éclatantes façon OLED, mais pour la lecture longue durée et l’endurance de la batterie. Il faut s’attendre à des couleurs pastel, proches d’un journal imprimé, sans vidéo ni applications. En se souvenir aussi qu’une tentative ancienne comme la liseuse Ectaco JetBook Color en 2012 avait offert des couleurs délavées et une lenteur extrême : la Libra Colour représente un bond énorme, tout en restant un compromis. Si l’on cherche une petite tablette, elle risque de décevoir ; si l’on veut surtout une liseuse confortable qui gère enfin un peu sérieusement la couleur, elle devient bien plus cohérente.
Kobo Libra Colour ou Kobo Libra 2 : laquelle choisir pour les romans ?
Pour une lecture quasi exclusive de romans et d’essais, une Kobo Libra 2 ou toute liseuse noir et blanc à 300 ppp garde l’avantage : contraste plus marqué, fond de page plus clair, et aucun bénéfice réel de la couleur.
La Kobo Libra Colour fatigue-t-elle moins les yeux qu’une tablette ?
Un écran E Ink avec éclairage frontal comme celui de la Libra Colour réfléchit la lumière, là où une tablette LCD l’émet en continu. Selon une étude citée par E Ink, ce type de dalle serait jusqu’à trois fois plus doux pour les yeux qu’un LCD classique.
La Kobo Libra Colour est-elle adaptée aux BD et mangas ?
Pour les BD et comics, la couleur apporte un vrai plus par rapport à une liseuse noir et blanc, même avec 150 ppp. En revanche, l’écran 7 pouces reste plus petit qu’un album papier et les teintes restent pastel, moins vives qu’une tablette.
En bref
- Première liseuse couleur de Rakuten Kobo, la Kobo Libra Colour oppose son écran E Ink Kaleido 3 à la Kobo Libra 2 en Carta 1200, avec 7 pouces, 32 Go, IPX8 et prix autour de 229,99 € hors stylet.
- Si le texte reste fin à 300 ppp, la couleur tombe à 150 ppp avec un fond plus gris et des teintes pastel, mais apporte un vrai plus pour BD, magazines et PDF annotés avec le Kobo Stylus 2.
- L’article détaille, profil par profil, qui doit garder sa liseuse noir et blanc et pour quels usages la Kobo Libra Colour devient un upgrade pertinent malgré ses compromis.