Elon Musk choque le web avec cette «voiture volante» Tesla : ce détail à 500 000 € glace déjà les experts
© Reworld Media
Rampe à 20 mètres, tonneaux en plein ciel et accélération surréaliste : la voiture volante Tesla électrise le web et les marchés. Mais derrière les images de science-fiction, un choix technique fait déjà frémir les spécialistes.
Rampe en C, tonneau au-dessus d’une rangée de voitures, atterrissage dans un nuage de fumée : les images du nouveau Tesla Roadster tournent en boucle sur les réseaux sociaux. Rebaptisé « voiture volante Tesla », ce spectacle semble défier la gravité, tandis qu’un détail beaucoup plus discret inquiète déjà les spécialistes.
Présentée près d’un site d’essais de SpaceX au Texas, cette supercar électrique est affichée à 500 000 dollars, soit environ 470 000 €, avec des acomptes pouvant atteindre 250 000 euros. Sur scène, Elon Musk lance : « Vous allez voir des choses folles ce soir ».
Une voiture volante Tesla qui roule au plafond
Pendant la démonstration, le Roadster grimpe une piste en C jusqu’à se retrouver presque à l’horizontale, la proue tournée vers le sol. À l’écran, Tesla affiche un appui supérieur à 4,6 tonnes et une pente de 170 degrés lorsque la voiture s’immobilise, à 20 mètres de haut.
Une autre séquence montre la voiture décoller, effectuer un tonneau au-dessus d’autres voitures, puis se poser grâce à ses propulseurs. « Le véhicule est doté de propulseurs de contrôle d’altitude ainsi que des propulseurs principaux à l’arrière. Il peut donc, en somme, voler comme une fusée », explique Elon Musk, cité par Franceinfo.
Ventilateurs et fusées du Tesla Roadster
Pour coller au plafond, le Roadster utilise des ventilateurs qui aspirent l’air sous la voiture, avec des jupes d’étanchéité rasant le sol. Cette dépression, active même à l’arrêt, augmente l’adhérence des pneus. Tesla revendique plus de 2 g en virage et des départs dignes d’un dragster.
Les versions Thrust et Rocket ajoutent des propulseurs à gaz froid alimentés par deux réservoirs en carbone de 600 litres, remplis d’environ 250 kg d’air comprimé à 400 à 450 bars. La poussée dépasserait 80 kN, pendant deux secondes, juste assez pour un saut spectaculaire ou un 0 à 96 km/h record.
Sécurité et climat autour de la voiture volante Tesla
Ces réservoirs composites haute pression sont proches de ceux impliqués dans l’explosion d’une fusée Falcon 9 en 2016. Tesla indique aussi sur son configurateur, pour la version la plus extrême : « Remarque: non approuvé pour une utilisation sur la voie publique », ce qui cantonne ces cascades à des circuits fermés.
Pour Francesco Contino, expert à l’UCLouvain, cette hypercar volante ne répond pas aux besoins de mobilité de demain. Il estime que « Peut-être que c’est un manque d’imagination, […] mais pour moi, le futur de la mobilité n’est pas la voiture », rapporte la RTBF.
Foire aux questions sur la voiture volante Tesla
La voiture volante Tesla peut-elle survoler les bouchons ?
La voiture volante Tesla effectue seulement des sauts courts, pas un vol continu au-dessus des routes encombrées.
Quand la Tesla Roadster volante doit-elle être livrée ?
Le Tesla Roadster « volant » est annoncé pour une production en 2028, après plusieurs reports par rapport à la date prévue.
Combien coûte aujourd’hui la voiture volante Tesla ?
La voiture volante Tesla est proposée à 500 000 dollars, environ 470 000 €, avec des acomptes qui peuvent atteindre 250 000 euros.
En bref
- Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2026, près d’un site SpaceX au Texas, Elon Musk a présenté le nouveau Tesla Roadster, rapidement surnommé voiture volante Tesla.
- Système d’aspiration au sol, propulseurs à gaz froid inspirés de SpaceX et accélérations jusqu’à 4 g offrent des sauts spectaculaires, mais avec des réservoirs à 400 bar non homologués pour la route qui inquiètent les experts.
- Entre vitrine technologique, gadget marketing et impasse climatique, cette hypercar volante interroge l’avenir réel de la mobilité et de la transition énergétique.