Coaching beauté : face aux écrans, ce geste de protection que vous faites chaque matin serait inutile pour la plupart des peaux
Rides, taches, écrans allumés en continu : la lumière bleue des écrans menace-t-elle vraiment votre peau ou surtout votre tranquillité d’esprit ? On fait le tri entre mythe marketing et vraie lumière du jour pour adapter enfin votre routine.
Foire aux questions sur la lumière bleue des écrans et la peau
La lumière bleue des écrans abîme-t-elle vraiment la peau ?
La lumière bleue des écrans a, selon les données actuelles, un impact direct très faible sur la peau.
Ces dernières années, des crèmes solaires anti-lumière bleue ont été développées pour les personnes sujettes aux taches. Comme le rappelle le Dr Marie Jourdan, dermatologue au Square Moncey et membre de la Société Française de Dermatologie, « À destination des personnes souffrant de troubles pigmentaires, notamment de mélasma (anciennement connu sous le nom de masque de grossesse qui intervient le plus souvent sur les pommettes et la lèvre supérieure), ces soins visent à protéger des rayons UV ainsi que du spectre de la lumière visible, dont la plus énergétique est la lumière bleue », interrogée par Elle.
Elle précise aussi que « si l’on sait depuis longtemps que les UV sont nocifs pour la peau et participent grandement au vieillissement cutané, on s’est rendu compte plus récemment que la lumière – donc le simple fait qu’il ne fasse pas nuit – avait une incidence sur l’hyperpigmentation ». Le vrai sujet est donc la lumière du jour, pas l’écran d’ordinateur en lui-même.
Dois-je mettre une crème solaire ou un soin anti-lumière bleue devant mon ordinateur ?
En l’absence de problème pigmentaire, il n’est généralement pas nécessaire de mettre une crème solaire face aux écrans.
Les données disponibles montrent que la lumière bleue émise par les écrans est entre 100 et 1 000 fois moins intense que celle du soleil. Des travaux de Beiersdorf ont même estimé qu’une semaine entière non-stop devant un écran à 30 cm équivaut à environ une minute d’exposition au soleil de midi.
Pour le Dr Marie Jourdan, « De ce fait, il y a eu confusion. Si un temps d’écran prolongé peut amener son lot de désagréments, la peau, elle, n’y est pas sensible. Une personne atteinte de mélasma peut donc tout à fait travailler sur son ordinateur sans craindre de stimuler son hyperpigmentation. Et pour cause, les lumières bleues de nos écrans représentent une puissance infime par rapport à la luminosité solaire de la rue, même en plein mois d’octobre. » Autrement dit, la protection quotidienne vise surtout la lumière du jour qui entre par la fenêtre.
Qui doit vraiment se protéger de la lumière bleue pour la peau ?
La protection contre la lumière bleue concerne surtout les personnes ayant un mélasma ou des taches brunes persistantes.
Ce type de troubles pigmentaires et certaines peaux mates ou foncées réagissent davantage à la lumière visible, y compris à la partie bleue. Dans ces situations, les dermatologues recommandent souvent des crèmes solaires à large spectre, parfois teintées avec des oxydes de fer, à appliquer chaque matin dès que l’on est exposée à la lumière du jour, par exemple près d’une fenêtre.
En revanche, pour la majorité des personnes travaillant sur ordinateur sans problème de taches, la lumière bleue des écrans reste un risque cutané négligeable.
En bref
- L’article replace la peur autour de la lumière bleue des écrans dans un contexte de vie ultra-connectée, en s’appuyant sur des dermatologues et des données chiffrées.
- Il explique que la lumière bleue solaire et la lumière du jour jouent un rôle bien plus important que les écrans dans l’hyperpigmentation, notamment chez les peaux sujettes au mélasma.
- Une coach beauté aide ensuite à ajuster sa routine entre protection solaire, soins ciblés et tri dans les crèmes anti-lumière bleue jugées souvent inutiles.