Cette alternative à la cigarette, même sans nicotine, que des millions de Français utilisent présente un vrai risque sanitaire

Publié le Par La Rédaction
Cette alternative à la cigarette, même sans nicotine, que des millions de Français utilisent présente un vrai risque sanitaire

Plus de trois millions de Français vapotent chaque jour, souvent persuadés qu’une e‑cigarette sans nicotine limite vraiment les dangers. Le rapport 2026 de l’Anses vient bousculer cette certitude en pointant un risque sanitaire bien réel.

En France, plus de trois millions d’adultes vapotent chaque jour, soit environ un Français sur vingt. Longtemps présentée comme une alternative plus douce à la cigarette, la cigarette électronique est partout. Le nouveau rapport de l’Anses vient refroidir cet enthousiasme.

Cette expertise s’appuie sur un large corpus d’études et sur l’inventaire de 1 775 substances des produits de vapotage. L’Anses y pointe 106 substances « particulièrement préoccupantes. » et affirme à leur sujet : « Elle présente un risque sanitaire pour le vapoteur », une formule qui doit « éviter toute forme de banalisation », rapporte Franceinfo.

Vapoter en France : une habitude loin d’être anodine

Plus de 6 % des adultes vapotent désormais quotidiennement, majoritairement des fumeurs ou ex‑fumeurs. Entre pods, puffs et box, le geste s’est banalisé. Et de nouveaux consommateurs, souvent jeunes et non-fumeurs, arrivent, ce qui pousse l’agence à refuser « toute incitation à vapoter chez les non-fumeurs et les jeunes ».

L’Anses considère la vape comme moins nocive, avec des effets « moindres que ceux du tabac fumé », dont les dégâts sont « graves, avérés et très documentés ». L’e‑cigarette doit rester « une option transitoire », utilisée « en complément des dispositifs d’accompagnement existants », sans continuer à fumer, « même en plus faible quantité ». « Arrêter de fumer ou de vapofumer reste l’objectif ultime en matière de santé. »

Substances toxiques : un risque sanitaire, même sans nicotine

Les analyses retrouvent dans les émissions des aldéhydes, des composés organiques volatils et parfois des métaux. L’Anses évoque des substances « toxiques » voire « cancérogènes » et des effets « possibles à moyen et long termes » sur les voies respiratoires, le système cardiovasculaire, certains cancers et le développement du fœtus, soit un réel « risque sanitaire ».

Quand les liquides contiennent de la nicotine, la survenue d’effets cardiovasculaires est jugée « probable » : hausse de la pression artérielle, perturbation des vaisseaux, infarctus ou AVC à long terme. Le fait de vapoter sans nicotine n’épargne pas pour autant, car l’inhalation des émissions « présente un risque sanitaire pour le vapoteur » elle aussi.

Nicotine, vapofumage et e-liquides maison : les autres signaux rouges

Sur le terrain, beaucoup de vapoteurs continuent à fumer : près de deux tiers cumulent tabac et e‑cigarette. Ce « vapofumage » double l’exposition et l’Anses estime que ces usages combinés « pourraient s’avérer être pires que ceux observés avec une exposition unique à la cigarette ou à la cigarette électronique ».

Autre alerte, les e‑liquides fabriqués à domicile : près d’un vapoteur sur deux prépare des mélanges « maison », souvent « pour des raisons essentiellement économiques ». L’Anses redoute qu’une forte taxation de la vape n’entraîne « des risques sanitaires supplémentaires » en orientant certains usagers vers « des produits faits maison avec des ingrédients non adaptés » ou vers « un marché parallèle ».

Tout savoir sur le vapotage sans nicotine : la FAQ

Vapoter sans nicotine est-il moins dangereux que fumer ?

Oui, l’Anses considère la cigarette électronique moins nocive que le tabac fumé, mais elle décrit un vrai risque sanitaire.

Quels sont les principaux risques sanitaires du vapotage sans nicotine ?

Le vapotage sans nicotine expose aux mêmes familles de substances toxiques et cancérogènes identifiées par l’Anses dans son rapport.

  • Atteintes des voies respiratoires et toux chronique possibles.
  • Effets cardiovasculaires liés à certains composés irritants.
  • Cancérogenèse potentielle via lésions de l’ADN.

La cigarette électronique sans nicotine est-elle déconseillée aux femmes enceintes ?

Oui, l’Anses signale des effets possibles sur le développement cardiovasculaire et respiratoire du fœtus exposé in utero.

En bref

  • En France, plus de trois millions d’adultes vapotent quotidiennement et le rapport 2026 de l’Anses s’appuie sur 2 864 études pour évaluer les risques.
  • L’agence conclut que les cigarettes électroniques présentent un risque sanitaire pour le vapoteur, avec ou sans nicotine, en raison de nombreuses substances toxiques et parfois cancérogènes.
  • Entre vapofumage, e‑liquides maison et banalisation du vapotage sans nicotine, l’Anses appelle à un usage transitoire et encadré, voire à l’arrêt complet.
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